Article de Mychel Lapointe paru dans le journal Le Nord le 16 mars 2010.
Dans le cadre du mois de la francophonie, les dirigeants de la Société Nationale des Québécoises et Québécois des Laurentides (SNQL), en collaboration avec le Mouvement Laurentides français (MLF), convient la population le dimanche 28 mars 2010, à une importante mobilisation pour « la valorisation de la langue française et la dénonciation du jugement de la Cour Suprême invalidant la Loi 104 de l'Assemblée nationale du Québec ».
Pierre René de Cotret, Montréal, Opinion, Le Devoir, 8 janvier 2010.
NDLR. Résolution à adopter massivement par tous les Québécois en 2010!

Plusieurs personnes préfèrent passer à l'anglais dès que leur interlocuteur hésite en français. Cela peut s'expliquer de différentes façons: gentillesse, bonhomie naturelle des Québécois, peur d'offusquer l'Autre, désir de pratiquer son anglais, paresse, absence de réflexion quant aux conséquences de ce geste, colonisation extrême ajouteront certains.
Libération, Le Devoir, Vigile, 17 mars 2010.
En quelques années, la retraite ordonnée du français dans les institutions européennes s’est transformée en sauve-qui-peut et l’anglais règne en maître presque incontesté à Bruxelles. On note bien ici ou là quelques îlots de résistance (comme à la Cour de justice de l’UE). Pour combien de temps?
Article paru dans The Gazette le 14 mars 2010.
La SSJBM considère l'aménagement d'un méga-hôpital anglophone comme un gaspillage des fonds publics étant donné que la minorité anglophone est déjà bien desservie par de nombreux hôpitaux partout sur l'île de Montréal. Les fonds pourraient servir à investir dans les hôpitaux en régions.
Durant son 176e assemblée générale annuelle, la SSJBM a été mandatée pour faire pression sur le gouvernement afin d'étendre la Loi 101 dans les cégeps.
Jessica Paradis, 7Jours, 10 mars 2010.
Normand Lester, Mario Beaulieu et Christian Rioux
photo Jessica Paradis
Journaliste à la plume engagée, Christian Rioux considère que le dossier prioritaire au Québec est celui de « libérer la parole », tout comme en témoigne la philosophie du Devoir: « libre de penser ». Il s’explique: « Quand je lis, je trouve que, souvent, au Québec, on a peur de parler. Les choses doivent être dites, mais, dans bien des cas, les Québécois sont culpabilisés. Il ne s’agit pas d’admettre n’importe quelle déclaration, mais il faut s’exprimer. C’est le jour où on le fera qu’on pourra réaliser si ça a du sens ou non, se transformer ou défendre nos idées. Je trouve que nos débats sont trop enfermés dans une espèce de rectitude politique, où on n’ose plus et où on se débat comme des avocats. On est des êtres humains et il faut débattre de notre culture avec nos sensibilités ».
Benoît LeBlanc, auteur, compositeur et interprète, 15 mars 2010.
Contrairement aux Canadiens français, ils avaient un lien très fort avec Paris où ils envoyaient leurs enfants se faire éduquer. Ils n'étaient pas du genre à croire en 1803, lors de la vente de la Louisiane aux États-Unis, que moins de cent ans plus tard ils seraient une « race » tellement diminuée que l'écrivain Alfred Mercier à la fin du XIXe siècle n'eut pas le choix de constater que « tous les hommes de langue française sont obligés de parler la langue anglaise, tandis que pas un homme de langue anglaise n'est obligé d'apprendre la langue française pour la conduite des affaires ».
Émilie Côté, La Presse, 13 mars 2010.
Montréal accueille de plus en plus de jeunes Français... et pour cause: Ottawa a attribué aux Français de 18 à 35 ans un nombre record de 14 000 visas temporaires pour l'année 2010, dont 7000 permis de vacances-travail (PVT). Si bien que même les Français, qui choisissent en masse de s'installer dans le Plateau-Mont-Royal, sont étonnés d'entendre autant leur accent dans la rue Saint-Denis ou dans le métro. Mais pourquoi quitter la France? Et comment cela se passe-t-il une fois ici?
Agence QMI, Presse canadienne, 13 mars 2010.
MONTRÉAL - La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fera pression sur le gouvernement du Québec pour qu'il procède à une réforme globale du système d'éducation au Québec.
Cette décision a été prise lors de la 176e Assemblée générale annuelle de l'organisme.
La réforme proposée inclurait non seulement l'application de la Loi 101 aux écoles privées non-subventionnées, afin de contrer l'invalidation de la Loi 104 par la Cour suprême du Canada, mais également son élargissement au cégep. Elle assurerait un financement équitable des universités francophones, y compris les méga hôpitaux universitaires.
Marie-Christine Blais, La Presse, 13 mars 2010.
Impossible de nier le phénomène: ici et ailleurs dans la francophonie, de plus en plus d'artistes qui parlent français chantent en anglais. Certains le faisaient déjà dans les années 50 et 60 (Jean-Pierre Ferland et Robert Charlebois ont fait des disques en anglais), 70 (rappelez-vous Nancy Martinez, Patsy Gallant et France Joli) et 80 (Bundock, The Box, Sass Jordan, Paradoxe). Mais la tendance semble prendre des proportions alarmantes. Ou est-ce nous, francophones d'Amérique, qui paranoïons ?
Josée Boileau, éditorial, Le Devoir, 9 mars 2010
En fait, 45 % des prestations d'artistes s'étaient faites en anglais, selon le relevé de l'animatrice de Radio-Canada et amoureuse de la chanson en français, Monique Giroux, présente sur les lieux du gala.
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Quand on s'est ému de la faible place du français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver, il y avait de quoi rester bouche bée, samedi, devant le gala des Victoires de la musique. À Paris, c'est l'anglais qui a la cote et la note. De quoi déconcerter.
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