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L'absence de cinéma en français dans l'Ouest-de-l'Île

Entrevue de Gilles Proulx avec Mario Beaulieu au 98,5 FM

http://www.985fm.ca/mp3player.php?mp3=3786.mp3

Esclavage linguistique

Soumis par Tellier le Mer, 2006-07-05 20:55.

Bonjour,

Récemment inscrit au mouvement, je m'intéresse depuis plusieurs années à cette question du français au Québec. Je suis convaincu de l'importance de défendre notre langue. Longtemps observateur des comportements des uns et des autres vis à vis de l'utilisation du français, je pense maintenant qu'il est temps de tirer la sonnette d'alarme et d’agir. Communiquer auprès des jeunes est effectivement la priorité. La plupart des jeunes ne se sont jamais vraiment penchés sur la question et pensent que mettre l’anglais et le français sur un pied d’égalité n’a pas de conséquence. Avec en fond d’écran cette idée que finalement chacun est libre d’utiliser la langue de son choix.
Mais chacun devrait ouvrir les yeux devant ce que moi j’appelle peut-être à tort, l’esclavage linguistique. En effet, cette expression illustre bien une série de situations que j’ai pu vivre et vis encore notamment au travail : combien de fois voit-on des francophones parler d’emblée en anglais à des collègues anglophones ou allophones sans se poser de question. Combien de fois dans des réunions avec une majorité de francophones, l’anglais est utilisé pour ne pas froisser l’anglophone. Combien de fois écrivons nous inutilement en anglais alors que le message ne concerne que des francophones.
Combien de fois des anglophones ou allophones me parlent d’emblée en anglais sans se poser de questions et trouvant cela naturel. Je pourrais continuer ma liste avec toutes sortes d’anecdotes.
Et ne mettons pas le fardeau sur les seuls anglophones. Beaucoup de francophones utilisent l’anglais au travail dès qu’un anglophone ou un allophone est présent même si ces derniers maîtrisent le français. Difficile alors de faire pression. Ce qui me frappe aussi c’est le côté tabou de cette question. Le choix de la langue, notamment au travail, n’est jamais discuté : on fuit le débat….au détriment du français.
L’esclavage linguistique est peut être une expression trop forte mais en même temps n’est ce pas un manque de liberté que de ne pas pouvoir parler sa langue dans son propre pays?
Bref, je suis ravi de la naissance de ce mouvement et espère qu’il va donner des fruits.
Au plaisir de pouvoir un jour vous rencontrer.

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Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MMF.