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Le Mouvement Montréal français entreprend l’opération « Tasse pas ma langue! » pour la francisation des raisons sociales.

Montréal, le 14 octobre 2007 – Le MMF entend faire pression sur la chaîne de cafés Second Cup, qui, depuis quelques mois, procède graduellement à la modification de ses enseignes commerciales pour revenir à une version unilingue anglaise. On y enlève la mention «Les cafés» devant «Second Cup». Selon les informations que nous avons obtenues, Second Cup aurait l’intention de défranciser ses enseignes partout au Québec. Le MMF demande à Second Cup de procéder plutôt au renouvellement de sa raison sociale au Québec pour la franciser complètement.

En janvier dernier, le Mouvement Montréal français lançait sa campagne pour la francisation des raisons sociales par une distribution massive de dépliants et de tracts aux sorties des bouches de métro. Le MMF veut inciter les commerces à dénomination anglaise à suivre l’exemple d’Esso qui a décidé de ne pas rebaptiser du nom de On the run ses 54 dépanneurs connus ici sous le nom de Marché Express. Le président du MMF, Mario Beaulieu, rappelle « qu’un sondage a montré que 68 % des Québécois n'apprécient pas la présence des enseignes de langue anglaise. La décision de Second Cup est absolument imbuvable. Nous invitons donc les consommateurs à privilégier les commerces qui respectent l’environnement linguistique du Québec. »

La campagne « Tasse pas ma langue ! » commencera jeudi par du piquetage devant un des Second Cup qui a défrancisé complètement sa bannière commerciale. La campagne vise aussi les autres commerces à dénomination anglaise, tels que les cafés Starbuck coffee.

« La prolifération des raisons sociales en anglais compromet le visage français de Montréal et s’ajoute à d’autres facteurs d’anglicisation comme le bilinguisme des services publics et l’exigence indue de l’anglais sur le marché du travail. Il faut susciter une mobilisation citoyenne massive pour contrer cette tendance » a déclaré Mario Beaulieu, le président du MMF.

un problème de fond

Soumis par fredericbourg le Mer, 2007-11-07 02:45.

Il me semble que cet article illustre à merveille un problème de fond : il est difficile de contrer un mouvement général d'anglicisation du Québec et, plus largement, du monde.

Mettre des barrières légales pour limiter l'ampleur du phénomène et le ralentir est une voie, mais ô combien ardue, car il faut être sur tous les fronts : celui des raisons sociales, celui de la langue au travail, celui des nouveaux imigrants... sans oublier, ensuite, le travail nécessaire pour que les dispositions légales soient appliquées dans les faits (cf. la loi 101) ! Comment s'en sortir ? Comment faire face à une force de frappe aussi massive que peut l'être la culture que déversent continuellement les Etats-Unis sur l'ensemble de la planète ? Le Québec est d'autant plus exposé qu'il est proche. Il est d'autant plus visé qu'il s'agit d'une enclave francophone aux portes de l'empire...

La résistance est bien entendu nécessaire. Mais si l'anglais a autant de force, c'est grâce à la culture anglophone. Ce qui est touché au Québec, c'est bien plus que la langue, c'est la culture. La culture francophone disparaît de la scène culturelle. Elle a perdu de sa force, assourdie par une angloculture générale et diffuse. On est à Montréal dans une zone floue entre anglais et français où un Français émigré s'étonne d'employer l'anglais comme langue de "premier contact" avec un Montréalais... avant de s'apercevoir que l'interlocuteur n'a adopté lui aussi l'anglais que par réflexe... Deux francophones qui discutent en anglais dans les rues de La métropole francophone par excellence d'amérique du Nord, voilà le paradoxe.

Montréal doit rayonner le français et non pas suinter l'anglais. En plus des barrières légales et des "manifestations anti-anglicisation des enseignes", il faut revivifier le français à sa source : dans les médias, dans les journaux gratuits (Les articles de Voir semblent régulièrement traduits mot-à-mot de l'anglais tellement les formules sont peu imaginatives et peu représentatives de l'incroyable richesse du québecois), dans les films qui sont projetés (Le Parisien a fermé ! Comment l'accepter dans ce contexte ?)

Il faut aujourd'hui redonner un soufle à la culture, qui, sinon, étouffera sous les couches d'anglo-merdes qui sont projetées à tour de manivelle dans tous les cinémas de la région !

http://dufinfondduquebec.20six.fr/

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